Un séisme de magnitude 7,4 en Colombie fait au moins 111 victimes
L’ouest de la Colombie a subi un séisme majeur lundi matin, provoquant la mort d’au moins 111 personnes, des dizaines de blessés et d’importantes destructions, forçant le pays à décréter l’état d’urgence.
À retenir
- Un séisme de magnitude 7,4 a frappé l'ouest de la Colombie, causant au moins 111 morts et d'importants dégâts.
- Plus de 86 bâtiments se sont effondrés, six aéroports ont suspendu leurs activités, et des coupures d'électricité affectent la région.
- La Colombie a déclaré l'état d'urgence, mobilisant secours locaux et internationaux, avec l'appui de technologies satellitaires.
La Colombie touchée par un séisme particulièrement intense
Le séisme, d’une magnitude de 7,4, a frappé en début de matinée du 10 août 2026, avec un épicentre situé près de San José del Palmar dans le département du Chocó, sur la façade Pacifique. Ce phénomène s’inscrit dans la fameuse ceinture de feu du Pacifique, une zone où les plaques tectoniques — notamment Nazca et Caraïbe — s’enfoncent sous la plaque sud-américaine, donnant lieu à une activité sismique importante.
Le choc a été ressenti bien au-delà des frontières colombiennes, jusqu’à Quito en Équateur, Panama et le Venezuela.
🔴 Un violent séisme a frappé la Colombie. Au moins 69 personnes sont décédées, des dizaines de bâtiments sont détruits.
— TF1Info (@TF1Info) August 10, 2026
Une secousse d'une magnitude de 7,4 sur l'échelle de Richter
📺 #LE20H de @TF1 présenté par Jean-Baptiste Boursier pic.twitter.com/1XwciCKQQu
Bilan humain et matériel aggravé par la densité urbaine
Le dernier bilan, encore provisoire, fait état d’au moins 111 morts, dont 18 personnes à Pereira et 2 à Manizales. Plus de 87 blessés ont été dénombrés à travers les régions touchées, selon les autorités locales. Le nombre de victimes devrait probablement évoluer, les sauveteurs poursuivant actuellement leurs recherches au sein des décombres.
Les dégâts structuraux sont considérables :
- À Cali : au moins 20 bâtiments effondrés, des personnes piégées sous les ruines, dont un hôpital difficilement évacué. Des appels à l’aide ont été lancés pour obtenir un renfort en équipes de secours.
- À Pereira : la chute de pans d’une église et l’effondrement de la façade se sont soldés par plusieurs victimes. Un immeuble entier s’est aussi effondré. L’aéroport local a été gravement touché, interrompant le trafic aérien.
- Dans le Chocó (Quibdó) : la gouverneure signale des « blessés » et « des dégâts graves sur les édifices ».
- Région du café : coupures d’électricité, absence de réseau mobile, habitants désemparés et circulation paralysée liée à la crainte de répliques.
Selon une estimation officielle, au moins 86 bâtiments se sont effondrés dans tout l’ouest du pays et six aéroports ont dû suspendre leurs activités pour inspection des infrastructures, notamment à Pereira, Manizales, Armenia, Cartago, Buenaventura et Quibdó.
Un pays placé en état d’urgence, secours à l’œuvre
Face à l’ampleur de la catastrophe, le président Abelardo de la Espriella, entré en fonction trois jours avant la catastrophe, a décrété l’état d’urgence. Une vaste mobilisation des secours s’est mise en place, impliquant professionnels et volontaires. À Cali, nombreux sont ceux qui cherchent des survivants à la main avec des outils rudimentaires. À Bogotá, bien que les dégâts soient limités à des fissures superficielles, la population a évacué les bâtiments par précaution.
La coordination locale implique les maires, la gouverneure du Chocó, et le gouvernement central, épaulés par des soutiens venus d’autres régions. L’intervention d’organisations internationales vient compléter la réponse nationale.
Soutiens internationaux et outils satellitaires pour accélérer les secours
La solidarité internationale n’a pas tardé. L’Union européenne a mobilisé le service satellitaire Copernicus afin de cartographier les dégâts et d’optimiser les opérations de secours. Les États-Unis ont annoncé une aide de 15,5 millions de dollars. Des messages de soutien et des offres d’assistance ont été envoyés par l’Espagne, la France, Israël et le Mexique.
Ce recours à la technologie satellitaire permet d’obtenir un état des lieux précis, essentiel pour organiser efficacement l’évacuation, la prise en charge et l’hébergement d’urgence des sinistrés.
Un contexte de sismicité régionale élevée
Ce séisme majeur survient moins de deux mois après le double tremblement de terre qui a frappé le Venezuela (24 juin, magnitudes 7,2 et 7,5), ayant provoqué plus de 6 000 morts. La région andine, traversée par la ceinture de feu du Pacifique, reste donc soumise à un risque sismique élevé et récurrent.
Dans ce contexte, la vigilance reste de mise pour la population locale, particulièrement dans les zones densément peuplées et au bâti vulnérable aux secousses telluriques.
Source : Copernicus, AFP
FAQ - Questions fréquentes
La Colombie a déclaré l'état d'urgence suite au séisme majeur de magnitude 7,4 du 10 août 2026, qui a causé au moins 111 morts, des dizaines de blessés et de graves destructions, notamment dans l'ouest du pays. Cette mesure vise à mobiliser efficacement les secours face à l'ampleur des dégâts et à la nécessité d'une coordination nationale et internationale pour la prise en charge des sinistrés.
Le séisme de magnitude 7,4 a eu lieu près de San José del Palmar, dans la ceinture de feu du Pacifique, où les plaques Nazca et Caraïbe convergent sous la plaque sud-américaine. Cette zone est connue pour son activité sismique intense, expliquant la fréquence et la force des tremblements de terre dans la région andine, comme celui survenu récemment en Colombie.
Le séisme a causé au moins 111 morts, dont 18 à Pereira, plus de 87 blessés, et des dégâts considérables : 86 bâtiments effondrés dans l'ouest, effondrements notables à Cali, Pereira et Quibdó, ainsi que l'interruption de trafic dans six aéroports. Ces dégâts ont été aggravés par la densité urbaine et la vulnérabilité des constructions dans les zones touchées.
Une vaste mobilisation a été déclenchée sous la coordination des autorités locales, du gouvernement central et des organisations internationales. L'Union européenne a utilisé le service satellitaire Copernicus pour cartographier les dégâts, tandis que les États-Unis ont apporté une aide financière de 15,5 millions de dollars. Des volontaires et professionnels participent aux recherches et à l'assistance des sinistrés.
La région andine, traversée par la ceinture de feu du Pacifique, connaît une activité sismique élevée et récurrente. Ce séisme intervient moins de deux mois après un double tremblement de terre au Venezuela en juin 2026, qui avait causé plus de 6 000 morts, soulignant la nécessité d'une vigilance accrue face au risque sismique dans cette zone.
La cagnotte Météo
10€ supplémentaires à gagner chaque jour